Les affaires étant les affaires, Colbert obtint de Louis XIV en 1664 l’autorisation de créer la Compagnie des Indes orientales pour profiter du juteux commerce des épices. C’est en 1666 que la Compagnie s’installa sous la protection de la citadelle de Port-Louis. Des chantiers du Faouëdic sortit un navire de 1 000 tonneaux, Soleil d’Orient. La ville prospéra jusqu’à l’essoufflement de la Compagnie au début du XVIIIe siècle. Mais, grâce à de l’argent frais, les affaires repartirent de plus belle, jusqu’à ce que la perte des colonies entraînât la chute de la Compagnie en 1769. La Révolution baptisera le port de Lorient. Après la croissance commerciale, viendront la pêche, les conserveries, les galettes Saint-Sauveur, bien plus tard, mais c’est toujours l’arsenal le nerf de la guerre économique de la ville. Le port de la route des Indes (vers l’Orient) est aujourd’hui, après sa quasi totale reconstruction (elle fut détruite à 80 % durant la dernière guerre), une ville jeune et animée, concernée par la qualité de vie. L’activité majeure reste celle tournée vers la mer, avec l’arsenal, la marine marchande et la pêche.