Bâti sur un promontoire dominant la vallée du Nançon, un petit affluent du Couesnon, le très beau château féodal donne à Fougères tout son cachet. Il se dresse sur un éperon rocheux, protégé par des marais. Il protégeait la frontière avec la Normandie. C’est le plus grand château médiéval d’Europe. La première forteresse remonte aux Xe-XIe siècles, c’est l’œuvre du premier baron de la maison de Fougères. En 1166, il est détruit par le roi anglais Henri II Plantagenêt. Raoul II reconstruit aussitôt une forteresse de pierre, sur le même site et en fit l’une des plus imposantes places fortes d’Europe. Tout au long du Moyen Age, Bretons, Anglais et Français se disputèrent la forteresse qui fut successivement abattue et reconstruite. En 1793, le château est enlevé par les Chouans, emmenés par le marquis Armand de La Rouërie, l’un des instigateurs de la révolte bretonne. Restauré au XIXe siècle par la ville qui s’en est rendue propriétaire, le château de Fougères demeure, malgré tous les assauts qu’il a dû essuyer, un excellent exemple de l’architecture militaire médiévale. Il se distingue par ses treize tours, reliées par des courtines crénelées, délimitant une vaste enceinte de près de deux hectares. L’accès à la forteresse se fait par le pont sur le Nançon, précédant la tour de La Haye-Saint-Hilaire (XIIIe), entourée de la tour du Hallay et celle de Guémadeuc, restaurées. Les tours que l’on découvre du chemin de ronde portent le nom des gouverneurs qui se sont succédé à Fougères, au XVIe siècle, date du rattachement de la Bretagne à la France, à la Révolution. |