“Berceau du romantisme », Combourg est la patrie de Chateaubriand. La ville se présente dans un décor demeuré pratiquement inchangé au cours des siècles : dans son écrin de verdure, superbe au-dessus du lac Tranquille qu’il domine de son imposante stature, le château capte le regard dès que l’on arrive sur Combourg. Les tours féodales à poivrière ont succédé au premier château bâti pour assurer la défense des frontières de la Bretagne. Siège, avec Dol-de-Bretagne, d’une puissante seigneurie, la châtellenie de Combourg se distingua au XIe et XIIe siècles par son esprit d’indépendance à l’égard des ducs de Bretagne et de Normandie. La ville participa activement à la guerre de Succession de Bretagne (XIVe), et aux combats contre la Ligue (XVIe siècle).
Combourg prospéra ensuite grâce au tissage de la toile et au tannage du cuir (XVIIIe). Lors de l’arrivée du chemin de fer, la ville fut profondément remaniée mais elle conserve encore quelques maisons anciennes (pas toujours dans un excellent état). La ville moderne a misé sur son dynamisme commercial pour retrouver une animation en toutes saisons. En dehors de la ville, on découvre une campagne entrecoupée de bois et d’étangs dont nombre de sites à l’atmosphère bucolique rappellent que c’est en ces lieux qu’est né un mouvement littéraire dont l’ineffable François-René est l’un des plus illustres représentants.