Tout le monde ou presque connaît l’histoire d’Olivier Roellinger, brillant étudiant en chimie qu’un tragique événement survenu au cours de sa vie universitaire poussera à changer complètement de voie et à se lancer dans la cuisine. Complètement ? Lorsqu’on y regarde de plus près, la cuisine d’Olivier Roellinger se révèle pourtant comme l’une des plus techniques qui soient, en tout comme l’une des celles où l’utilisation des épices est la mieux comprise, la mieux maîtrisée, en un mot la plus aboutie. Epicée certes, mais aussi potagère, marine, donc solidement ancrée dans un terroir breton qui n’offre que ce qu’il a, quelques uns des plus beaux produits pouvant exister : oseille sauvage, huîtres plates, foie gras et huile noisettée, crème légère de camembert, asperges et crème de lin, pomme de ris de veau, acidulée de rhubarbe et poivres des mondes, turbot en blanc, amandes pavot et sésame, pamplemousses confits et pousses germées à la maison, selle d’agneau rôtie à la broche, épices «Grande caravane», fruits frais des îles acidulés, glace au poivre Malabar blanc. La cave, sur laquelle veille Emmanuel Ackerer, est l’une des plus pointues de Bretagne. Un havre de douceur, un océan de plaisirs épicés. |