Le pays de Landerneau-Daoulas est un pays où les méandres des baies mêlent leurs brouillards aux eaux douces des rivières boisées. Par ces veines placides, les bourgs, devenus ports, recevaient des marchands venus de toute l’Europe. On y échangeait animaux, toiles, produits des fermes, vin et pierres... Rivalisant d’ardeur, leurs habitants ont construit des enclos paroissiaux, des abbayes... que l’on découvre en suivant aujourd’hui la Route de la pierre et de l’eau. De petits ports tranquilles en ruines mythiques envahies par les ronces, de fêtes préservées en fermes isolées... On erre ici comme au ralenti. Au carrefour de deux régions, entre mer et rivière, Landerneau a connu de riches heures maritimes. Les paysans des alentours venaient y vendre leurs produits, en particulier les toiles de lin. En 1845, ce commerce donne naissance à la Société linière de Landerneau, une grande filature industrielle fondée par quelques négociants. Les toiles sont exportées dans toute la France, vers l’Amérique du Sud, l’Angleterre et le Portugal.