Quimper est située au confluent des deux rivières, le Steir et l’Odet – Kemper, en breton signifie confluent – auxquels s’adjoint le Jet. Les Gaulois avaient remarqué sa situation géographique, véritable carrefour des voies maritimes et terrestres. Ces derniers s’installèrent d’abord sur la rive gauche, sur les rebords du mont Frugy, pour en être ensuite chassés par les Celtes venus de Grande-Bretagne, qui donnèrent à la région le nom actuel de Cornouaille. Le roi Gradlon, qui fonda la ville mythique d’Ys, en fit la capitale et nomma Corentin, l’ermite magicien de la forêt sacrée, premier titulaire épiscopal de la ville. Les Romains, qui occupèrent de nombreuses années ce site, développèrent les activités commerciales, dont la principale fut la poterie, et s’établirent essentiellement sur l’emplacement actuel de Locmaria. Au XIIIe siècle, la ville se fortifie d’une enceinte de pierres qui perdurera jusqu’au XVIe siècle.
C’est à partir de 1230 que la vie commence à s’organiser autour de deux axes de circulation (actuellement rue Elie-Fréron et rue Kéréon) qui aboutissent à la cathédrale, alors en construction. Il faudra attendre 1532 pour que la Bretagne soit définitivement rattachée à la France par le pacte d’union. Le roi de France, qui ne veut pas perdre cette région, envoie une noblesse de robe et fait de Quimper le siège d’un présidial (tribunal d’instance). Ces riches nouveaux émissaires du roi font construire de nombreux hôtels particuliers, dont certains subsistent encore. Quimper devient alors une ville française à part entière. Au XVIIe siècle, les couvents et les monastères liés à la contre-Réforme viennent, pour des raisons de sécurité, s’implanter en ville : jésuites (école et collèges), dames de la Retraite (occupée aujourd’hui par la gendarmerie), séminaire, ursulines (emplacement du centre d’Art contemporain). Si Quimper s’agrandit et prospère, son véritable essor ne viendra qu’à la Révolution. C’est en 1790 que la ville est choisie comme chef-lieu du département, ce qui en fait un centre administratif important. Le 1er janvier 1960, Quimper s’étend en incorporant trois autres communes : Ergué-Armel, Kerfeunteun et Penhars. La population passe alors de 17 000 à 60 000 habitants.