Les Celtes avaient choisi ce site 500 avant Jésus-Christ pour y célébrer leur culte druidique, le Nemeton, un parcours initiatique au cœur de la forêt voisine de Névet. Plus tard, un ermite irlandais, Ronan, parvint à christianiser ce rite en lui substituant un autre à sa place sous le nom de Troménie. La dernière grande Troménie, qui a lieu tous les six ans, procession longue de 12 kilomètres, s’est déroulée en 2001. Il faut attendre pour la prochaine 2007 ! A la mort de l’évêque, au VIIe siècle, le site devint un lieu de pèlerinage. On affluait de partout pour venir autour de son ermitage en dévotion à saint Ronan. Les pèlerins venaient célébrer le culte de la fécondité, qui était d’origine païenne. Tout cela était chapeauté par l’église qui contrôlait bien ses ouailles. Les bénédictins de l’abbaye de Quimperlé vinrent s’installer au cours du XIIe siècle dans l’église prieurale.