La ville est célèbre pour son port, qui connut un trafic très intense à une certaine période : les barques transportaient le sel et les vins d’Aunis, de Saintonge et de Guyenne vers la Bretagne, la Normandie et les provinces du nord de la France. Pendant la Révolution et l’Empire, ce fut également un port de corsaires très fréquenté. On apprend avec grand étonnement que la pêche n’a été introduite au Conquet qu’au milieu du XIXe siècle par des marins venus de Loguivy par la mer. Aujourd’hui, de nombreux caseyeurs travaillent encore, et sortent de l’eau des tourteaux, ou dormeurs, très appréciés. On peut également y embarquer pour les îles d’Ouessant et de Molène. Voilà qui donne de la vie à une cité au charme certain. Ainsi, quelques vieilles maisons ont résisté aux ravages causés par les Anglais – invasion anglo-flamande en 1558 durant laquelle la ville fut rasée, après les pillages de 1248 et 1488 –, comme la maison des seigneurs, avec son échauguette et ses deux tourelles qui dominent le port, ou le manoir du Cosquiez, à droite de la passerelle quand on se dirige vers Kermorvan.