« Chessus Marie-Jeanne, si vous saviez tout de où je suis à venir ! De Douarnenez ! Un grand périple spontus j’ai fait ! Sûr que je suis restée plus longtemps que prévu avec mon tour, et pourtant j’étais pas partie pour rester… » Comment décrire Douarnenez ? Une ville à part du Finistère, méridionale de tempérament, un accent coloré, un parler farouche, un réservoir d’anecdotes, accueillante et rude, entre le Tas de Pois et la pointe du Raz, la légende et l’épopée… Douarnenez est une de ces villes où la légende rejoint l’histoire. La tradition fait remonter la cité au temps du roi Gradlon, lorsqu’elle se nommait Ys. Son nom vient de Douar an Enez, qui signifie « terre de l’île », francisé ensuite en Douarnenez, qui a donné son nom à la grande baie sur laquelle elle est située. Douarnenez la bien née, lovée dans sa baie lumineuse et sûre, parée de ses plages de sable blanc est aussi surnommée la ville aux trois ports : port de Rosmeur, port de pêche encore très actif, le port de plaisance ouvert sur un incomparable plan d’eau, régal des régatiers et des amateurs de sports nautiques, port Rhu, véritable musée culte du bateau. La sardine, ce fameux poisson sans tête vivant dans l’huile, a profondément imprimé de sa marque la ville au XIXe siècle, et aujourd’hui les conservateurs sont toujours bien présents. Douarnenez la rouge, ville avant-gardiste puisque le premier maire communiste de France est ici élu en 1921 et en 1924, alors que les femmes n’ont pas encore le droit de voter, le conseil municipal élit Joséphine Pencalet en son sein. Un scandale qui fit grand bruit. Douarnenez, ville rebelle qui devint la plaque tournante de ceux qui, refusant le joug nazi, voulaient rejoindre Londres. Douarnenez, ville qui vit et qui a le sens de la fête, des gras aux vieux gréements, les Douarnenistes ont ce sens de l’instant qui les fait vivre si joyeux !