Commune du parc d’Armorique. Un port de pêche fréquenté par Saint-Pol-Roux, Eugène Boudin, Henri Rivière avant la Première Guerre mondiale, puis par Derain, Mathurin Méheut, Brayer ou l’autochtone Jim Sevellec. Fréquenté pour sa lumière estivale fascinante, insaisissable avant la tombée de la nuit, et que peintres et poètes surveillent vers 20h. D’autres, contemporains, comme Myriam, Rosien Barier, Iffic ou André Miossec ont pris la relève. Le port courbe doit son existence à sant Riok – saint Rémy –, qui installa son ermitage dans une grotte du Toulinguet, au IVe siècle. Par sa situation géographique, dès 1335, Camaret devint une escale appréciée avant le franchissement du goulet de Brest. Dans le sens nord-sud, il permettait de faire une halte entre deux endroits chahutés par les courants, le chenal du Four et le raz de Sein. Au XVIIIe siècle, l’activité principale était la pêche à la sardine, à l’instar des ports de Concarneau et de Douarnenez. Après la crise sardinière, les pêcheurs s’orientèrent vers la langouste. Ce sera l’époque des mauritaniens, ces bateaux en partance vers les eaux du Maroc ou de la Mauritanie. Camaret portait alors fièrement le titre de premier port langoustier d’Europe. Sur 25 kilomètres de côtes se succèdent des pointes, des criques, des falaises et cinq grandes plages propices aux joies balnéaires. Les gourmets pourront goûter des fruits de mer et la truite fario de Camaret.