Au VIe siècle, un moine nommé Seoc aborde notre côte avec ses compagnons défricheurs. Le lieu deviendra Lann Seoc, puis Lancieux, « lann » signifiant oratoire, ermitage en breton. La commune tient son nom de saint Sieux, qui y installa un monastère. On ne sait d’où provient ce saint si curieux. Selon la légende, il aurait été trouvé enfant sur un rocher : les vieilles gens montraient, il y a encore peu de temps, l’empreinte laissée sur le rocher par son corps frêle de nouveau-né. Il aurait de même laissé tout près une empreinte de ses premiers pas. Né avec la musique de la mer, il aurait voulu mourir bercé par le bruit des vagues. Des païens l’auraient assassiné près de la pointe de Saint-Martin, là où la pierre est rouge sang. Séparée de Saint-Briac par le pont du Rieul, Lancieux est une petite station balnéaire des Côtes-d’Armor. Cette situation la désavantage par rapport à Saint-Lunaire ou Saint-Briac, car elle ne profite pas de la dynamique de l’Ille-et-Vilaine et de Dinard. Réputée plus « populaire. La presqu’île de Lancieux possède un des plus beaux plans d’eau de la côte bretonne. Sa baie semi-fermée – 500 hectares –, face à l’île des Ebihens et à l’île Agot, offre un site exceptionnel pour la pratique de la planche à voile – spot de renommée nationale –, de la voile, du kayak de mer, de la pêche à pied, de la baignade et du cerf-volant.
Sa nature y est préservée sur des centaines d’hectares au milieu de polders, dunes et marais qui constituent un lieu de repos pour les oiseaux migrateurs. Ses 11 km de côtes présentent de nombreuses plages de sable fin séparées par des pointes rocheuses, bordées d’un sentier du littoral (GR34).