Au VIe siècle, saint Pol fonde un monastère que l’on nomme « Lanpaulin ». Le nom se transformera pour devenir Lamballium, puis Lamballia et enfin Lamballe. Au XIe siècle, Eudon, frère cadet d’Alain de Bretagne, reçoit le comté de Penthièvre. Lamballe en deviendra la capitale « orientale » du comté de Penthièvre. Une chapelle et une forteresse seront érigées, entourées de hautes murailles. Les moines de Marmoutiers, appelés par le comte Geoffroy Bothorel – 1013 – développent la vie spirituelle de la cité. Au XVe siècle, la forteresse est délaissée. La ville ne retrouvera son prestige qu’en 1536 lorsque Jean, duc d’Estampes et gouverneur de Bretagne, récupère le comté jusqu’alors délaissé. Le château est reconstruit. Mais, suite aux guerres de la Ligue, le château est à nouveau détruit, et en 1626, il n’en reste plus rien. La Révolution marquera la fin du duché de Lamballe. La princesse de Lamballe, Marie-Thérèse Louise de Savoie-Carignan, intime de Marie-Antoinette, fut au centre d’un des épisodes les plus tragiques de la fièvre révolutionnaire. Sa tête promenée au bout d’une pique, ou d’une fourche selon les versions, a longtemps hanté l’imagination des écoliers. Chaque année, la fête des Potiers se tient au mois de mai. Elle réunit de nombreux artisans, expositions et démonstrations de fabrication.