Guingamp souvent traduit par « Camp blanc ». Or, Gwyn, blanc, était le nom donné dans la cosmogonie druidique à la sphère supérieure spirituelle, donc Guingamp serait plus justement « le haut lieu spirituel ». Guingamp a reçu le premier prix des villes fleuries des Côtes-d'Armor. C’est un voyage dans le temps que propose la ville de Guingamp, ancienne cité féodale. C’est un lieu de passage couru jusqu’au Xe siècle. Par la suite, une tour de bois – un guet – est édifiée, puis remplacée par un château de pierre. Il formera le centre de Guingamp. La ville, sur les bords du Trieux, vit alors de ses marchés, de ses foires et de ses artisans – tannerie et textile. Ayant pris le parti de Charles de Blois dans la guerre de Succession, la ville se trouve régulièrement assiégée. Son château et ses remparts seront détruits en 1410.
En 1440, une imposante forteresse flanquée de quatre tours et de fortifications est édifiée par le second fils de Jean V, devenu comte de Guingamp. Les maisons à colombages sont peu à peu remplacées par des demeures de granit aux portes sculptées.
Au XVIIIe siècle, un ambitieux projet d’urbanisme remodèle le centre-ville. Dépossédée par la Révolution de son rôle de petite capitale régionale, Guingamp n’est plus, au XIXe siècle, qu’une sous- préfecture.