Autrefois nommée Villeneuve-le-Roi, la ville fut fondée en 1163 par Louis VII le Jeune, à l’issue d’une guerre contre Thibaut II de Champagne. Elle devient résidence royale sous Philippe Auguste – à qui l’on doit la construction de la grosse tour dite « tour Louis le Gros » – et Saint Louis. A l’époque, le pont, bâti au XIIIe siècle, permettait de relier la ville à celle de Villefolle, placée sur la rive gauche. Cette localité fut rattachée à Villeneuve-le-Roi en 1777. En 1420, la ville fut assiégée par les Anglais pendant les guerres de Religion et, enfin, par les huguenots en 1594. La ville resta profondément marquée par le passage de certaines personnalités. Chateaubriand y séjourna chez son ami, l’écrivain Joubert. La tradition veut que ce soit sous l’ombre de la grosse tour qu’il ait composé la plus grande partie des Martyrs. Ce serait également à Villeneuve-sur-Yonne que René Weill, plus connu sous le nom de Romain Coolus, aurait écrit Les Amants de Sazy. La ville aura aussi inspiré Edouard Vuillard, comme en témoigne son tableau intitulé Toulouse-Lautrec à Villeneuve-sur-Yonne. Vuillard y aurait peint également Le Passeur, en 1897, tableau à présent exposé au musée d’Orsay. A noter aussi Thadée Nathanson qui fut portraituré dans sa maison par Félix Vallotton. De nos jours encore, la ville offre de nombreux points d’intérêt : les maisons à colombages, les vestiges des fortifications, avec les portes de Sens et de Joigny, classées Monuments historiques, ainsi que la grosse tour et les restes de l’enceinte, les tours du Lierre et de Bonneville. Les promenades, bordées d’arbres centenaires, sont des endroits pleins de charme. Le pont sur l’Yonne, du XIIIe siècle, conserve 11 arches sur les 14 d’origine, et une croix dédiée à saint Nicolas, patron des mariniers. Enfin, l’église Notre-Dame (classée Monument historique) présente quelques joyaux d’architecture, avec sa haute nef de 6 travées avec bas côtés voûtés d’ogives (XIIIe et XIVe siècles), sa façade occidentale Renaissance et, surtout, ses exceptionnels vitraux (XIIIe, XIVe et XVIe siècles), dont un magnifique qui représente le Jugement dernier, attribué à Jean Cousin. Pour toute information sur cette jolie ville médiévale, rendez-vous à l’office du tourisme (sur les bords de l’Yonne), on vous y renseignera avec le sourire.
Toujours sur la D3 en longeant l’Yonne. Le retour sur Joigny pourra se faire par la N6, via Armeau, Villevallier et Villecien.