La vie d’Alphonse de Lamartine (1790-1869) a toujours été marquée par la région mâconnaise. Il naquit à Mâcon dans une famille royaliste, les Alamartine, qui deviendront les de Lamartine après leur anoblissement, mais c’est à Milly qu’il passera son enfance. A Bussières, il suivra jusqu’à 11 ans l’enseignement donné par l’abbé Dumont, vicaire de la paroisse. Après des études à Lyon puis à Belley, le jeune homme, âgé d’une vingtaine d’années, reviendra à Milly et retrouvera l’abbé qui deviendra alors son ami et confident. En 1823, Lamartine s’installe à Saint-Point avec sa femme, la jeune anglaise Mary Ann, et leur fille de 1 an, ce qui ne l’empêche pas de mener une carrière diplomatique et littéraire intense, ponctuée de nombreux voyages. En 1829, il est élu à l’Académie française. Les Lamartine partent pour l’Orient en 1832 mais seront de retour un an après, suite à la mort de leur fille. Ils s’installent alors dans leur propriété de Monceau. L’année 1833 marque l’entrée en politique de l’homme de lettres, celui-ci étant élu conseiller général de la Saône-et-Loire et député de Bergues, dans le Nord. Il deviendra député de Mâcon, en 1837, mais atteindra le sommet de sa carrière politique en 1848, en devenant ministre des Affaires étrangères du gouvernement provisoire. Le coup d’Etat de 1851 et le rétablissement de l’Empire le feront renoncer à la politique. De fréquents déboires financiers et la mort de sa femme le conduisirent à sa perte. Il s’éteint à Paris en février 1869 et repose désormais dans la petite chapelle familiale de Saint-Point. Le maître du romantisme est toujours resté attaché à sa terre mâconnaise et nombreux sont les sites qui portent toujours aujourd’hui des témoignages de sa présence.