Ville d’Art et d’Histoire, Chalon-sur-Saône est un centre culturel, économique et commercial capital. Sa situation privilégiée, en bordure de Saône, en fait un lieu prisé depuis toujours, les hommes occupant le site depuis la préhistoire. La « Cabilonnum » des Eduens devient un port actif que Jules César transformera en entrepôt de vivres pour ses campagnes de Gaule. La ville devient capitale mérovingienne aux VIe siècle et VIIe siècles. La deuxième moitié du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle marquent l’apogée des foires de Chalon, notamment celles aux sauvagines, peaux de petits animaux à fourrure comme le renard. Connues dans toute l’Europe, elles sont parmi les plus importantes de l’Est de la France et assurent la prospérité de la cité. Pour l’anecdote, signalons que le chancelier Rolin avait pensé installer ses hospices à Chalon, mais les chanoines s’y étant opposés, il les fit construire à Beaune (XVe siècle). En effet, ville épiscopale, les chanoines étaient un élément incontournable du pouvoir du diocèse. Sous la Révolution, pendant la mise en place des nouvelles circonscriptions administratives, Chalon est supplantée par Mâcon comme chef-lieu du département et perd son statut d’évêché (1790). La ville va connaître un nouvel essor avec la construction du canal du Centre (fin XVIIIe, début XXe), puis celle des canaux de Bourgogne et du Rhône au Rhin qui développent davantage le commerce régional par voie fluviale. C’est à la même époque que Nicéphore Niepce met au point plusieurs procédés révolutionnaires dont celui de la photographie. En 1839, les usines Schneider du Creusot installent, au débouché du canal du Centre, une importante usine devenue Creusot-Loire. Les chantiers navals entreprennent alors la construction d’une longue série de bateaux métalliques. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville vit une situation inconfortable. De juin 1940 à novembre 1942, la ligne de démarcation passe au niveau de la Saône, Chalon étant en zone occupée et la rive gauche à partir de Saint-Marcel en zone libre. Aujourd’hui, la deuxième agglomération de Bourgogne s’affirme comme étant une ville de l’image tournée vers l’avenir et les nouvelles technologies. Mais les nombreux vestiges de son passé médiéval n’ont pas fini de séduire les touristes…