Bourbon-Lancy est la seule station thermale de Saône-et-Loire. Elle est située sur la rive droite de la Loire. Le site appartient aux Celtes éduens qui voient dans les sources une manifestation divine digne d’être célébrée. Le dieu des eaux et des sources « Borvo » ou « Borno » a droit de cité tout comme sa consœur féminine « Damona ». Plus tard, les Romains aménagent les alentours pour profiter pleinement des bienfaits et du spectacle de ces eaux. On sait déjà qu’elles soignent les rhumatismes et autres contrariétés. Ces thermes étaient richement décorés et très fréquentés et ressemblaient déjà aux séjours qui ont cours actuellement, régime alimentaire à l’appui ! L’établissement décline en même temps que chute l’Empire romain et qu’arrivent en Gaule les premiers Barbares. Il faut attendre le XIIe siècle pour que les sources de Bourbon profitent à leurs visiteurs. Sous le règne des Valois, la seconde branche des ducs de Bourgogne, la ville est soutenue dans ses travaux de fortifications et accueille Philipe le Hardi et son fils Jean sans Peur. Une arrivée digne des entrées royales et une fête de deux jours qui reste dans les annales ! Le beffroi est alors inauguré. La ville médiévale s’épanouit. Les cures suivent leurs cours mais gagnent en notoriété avec la visite d’hôtes de marque attirés par l’excellente réputation du site, comme Catherine de Médicis au milieu du XVIe siècle et plus tard celle de sa bru, Louise de Lorraine, épouse d’Henri II. Ses visites royales offrent à l’une des sources le titre de « source de la Reine ». S’ensuit un succès grandissant pour les thermes. Le roi Henri IV commande la rénovation du site. Il sera imité ensuite par Louis XIII et Louis XIV. Les « Very Important Personnality » continuent d’honorer de leur présence les bains de Bourbon-Lancy à l’image de la princesse de Condé au XVIIe siècle ou du cardinal de Richelieu. La Révolution vient bouleverser la donne et il faut attendre le XIXe siècle pour que l’engouement redémarre avec de nouveaux aménagements comme le « Nouvel Hôpital des Eaux », dans l’ancien couvent des Visitandines ou un bassin plus moderne. Une usine d’embouteillage vient mettre sous verre l’eau gazeuse du Lymbe. La fin de siècle voit se construire un hôtel et un casino. Ce dernier est touché par un incendie en 1934 et un nouvel édifice dédié aux jeux voit rapidement le jour. Il fermera définitivement ses portes en 1986.