Cet édifice orienté levant-couchant, a été reconstruit au XVIe siècle, sur les ruines de celui édifié en 1131 par l’abbé Seguin, sous le parrainage de Seine, le moine constructeur de l’abbaye de Bourgogne qui porte son nom (Saint-Seine-l’Abbaye). En 1563, alors que la reconstruction, décidée en 1495 par l’abbé Bongard, n’est pas encore terminée, l’ensemble est à nouveau gravement endommagé par les Huguenots. Ceci explique beaucoup de choses quant aux transformations successives de l’édifice. Il semble bien que l’église du XIIe siècle ait été construite quasiment là où elle est maintenant. A cette époque hors du Briou, et sur la rive gauche de la rivière, elle était entourée d’un vaste cimetière. Quand le cours de l’Anguison fut divisé et contraint de contourner entièrement la nouvelle cité du XIVe siècle, l’église se trouva intra-muros, son chœur jouxtant la muraille. L’actuel édifice fut consacré en 1537. De style gothique flamboyant, il se compose d’une nef à chevet plat sans transept, et de trois chapelles. L’intérieur est tout simplement époustouflant : le regard est tout de suite attiré par le monumental chemin de croix offert en 1899 par la famille Charie-Marsaines. Haut de plus de 2 mètres, chaque cadre de style XVe siècle présente une scène en haut-relief façonnée en terre cuite. Ne manquez pas d’admirer le maître autel en marbre rose et blanc, ainsi que les 22 stalles en bois sculptés du XIIe siècle qui bordent le chœur. L’église recueille bien d’autres richesses du patrimoine, tels deux bénitiers en fonte datant de 1584 ou encore les fonds baptismaux du XVIIIe siècle en cuivre et marbre rose, classés aux Monuments Historiques. |