Près des plus hauts sommets, oppidum gaulois, puis ville fortifiée, Château-Chinon (la « cime blanche », en celte), domine sa région vallonnée. « Petite ville et grand renom », disait-on jadis de Château-Chinon. Ce dicton a pris toute sa signification en 1981, avec l’élection de François Mitterrand à la présidence de la République. Maire de Château-Chinon pendant 22 ans (1959-1981), il fut également conseiller général du canton de Montsauche, président du conseil général et député de la Nièvre. La région du Haut-Morvan, dont Château-Chinon est la ville principale, fut occupée dès le néolithique. La découverte de quelques fragments de poteries et d’une monnaie gauloise de la fin du IIe siècle avant J.-C. prouve une occupation par les Eduens, peuple celte qui construisit, sur le mont Beuvray, l’oppidum de Bibracte. Les hauteurs environnantes portaient sans doute des camps retranchés, dont la mission était de surveiller les voies de circulation. Après la période troublée des grandes invasions de la fin du monde celtique et des débuts du Moyen Age, le morcellement du royaume franc en d’innombrables fiefs fit passer « Castro Canino » (nom donné à Château-Chinon en 1193) sous l’autorité de l’abbaye de Cluny ; le prieuré de Saint-Christophe s’installa en bas de la colline.