Ce bel édifice, au style gothique flamboyant, a une histoire mouvementée. Sa construction débute en 1481 mais cesse 50 ans plus tard. Son achèvement n’est effectif qu’au XIXe siècle. On dote la basilique, pour l’occasion, d’un superbe porche néo-gothique notablement différent de l’architecture initiale. La pureté architecturale des intérieurs nécessite une visite approfondie. Notez sa nef voûtée à croisée d’ogives, la richesse du décor et du mobilier, qui a bénéficié d’une restauration exemplaire. Voir les peintures intéressantes de sainte Thérèse d’Avila par Ludovico Mazanti (XVIIIe siècle), une Annonciation (XVIIIe siècle, Montesanto) et la fresque représentant sainte Reine et sainte Sire. Parmi les statues, un Christ au Tombeau avec son retable en bois sculpté XVIe siècle (Lulier), une statue de saint Roch en bois polychrome (XVIIe siècle), la statuette miraculeuse de Notre-Dame de Gray (XVIIe siècle). La chaire sculptée classée (1612), qui fait face à un Christ en bois XVIe siècle, le baptistère en marbre, les stalles en bois sculpté XVIe siècle et les vitraux de l’abside, sont tout aussi remarquables. La pièce maîtresse de la basilique demeure cet arbre de Jessé monumental, au fond du chœur, derrière le maître-autel. L’orgue de 1728 de Valentin, transformé en 1758 par Riepp puis en 1834 par Callinet, est également impressionnant. Ne pas manquer enfin l’exploration des chapelles : celle consacrée à saint Pierre Fourier et son reliquaire XVIIIe siècle, la chapelle du Sacré-Cœur (XIXe siècle) due, comme la précédente, à Grandgirard, qui façonna également le tombeau de la chapelle Sainte-Philomène. Parmi les célébrités locales, saint Pierre Fourier, religieux pourchassé pendant la Guerre de Dix ans (1636-1645), se réfugia et mourut à Gray en 1640. Son cœur se trouve dans la basilique. |