Pour comprendre son plan inédit, deux absides (une orientale et une occidentale) et l’absence de façade et de transept, nous devons évoquer son emplacement. Nichée entre la citadelle et la Porte noire, les architectes ont du composer avec le manque de place et les vestiges des églises précédentes. C’est dans un contexte de réforme (1110-1120) que les archevêques Anseri et Humbert menèrent une campagne de restauration pour remédier à l’extrême vétusté de l’église. Puis, d’importants travaux furent entrepris dès le XIIe siècle pour transformer cette église romane en église gothique grâce à un procédé tout à fait original qui consistait à rhabiller les murs d’un décor typiquement gothique. En dépit de l’évolution architecturale, les chapiteaux romans sont toujours visibles et témoignent de l’imaginaire médiéval : végétaux, bestiaire, thèmes religieux. Le second chevet date du XVIIIe siècle lorsque le clocher de la cathédrale s’effondra. A l’entrée, ne manquez pas le tombeau Renaissance de Ferry Carondelet, abbé de Montbenoît et la célèbre peinture de Fra Bartolomeo près de la sacristie. |