A 80 kilomètres au nord-ouest de Dijon.
« Les citoïens de Semur sont gens paisibles, doux débonnaires et charitables s’entr’aymants et caressants et qui plaisent fort en l’accointance des estrangers. » Voilà la devise que l’on pourra lire sur l’un des porches de la ville. Il est vrai que l’on se sent bien ici et qu’il est bon d’y revenir, d’y retrouver ses bonnes adresses. Semur-en-Auxois joue la fille de l’air, perchée sur son socle de granit rose. D’en bas, en suivant le cours de la rivière Armançon, on appréciera les couleurs de la pierre, les chemins et les escaliers qui serpentent le long des pentes, les toits, les tours de la cité médiévale. En haut, il ne reste qu’à cheminer et se laisser porter, s’arrêter, musarder. Semur est, sans conteste, une des plus belles étapes de Côte-d’Or. Le site en hauteur, défense naturelle contre les dangers extérieurs, a favorisé l’implantation humaine et l’édification d’une forteresse. Ces remparts sont d’ailleurs à l’origine du nom de Semur. Au VIe siècle, on parle du Sene Muros, les vieilles murailles. Le nom de la ville apparaît pour la première fois dans le texte de la fondation de l’abbaye de Flavigny en 606. Au VIIIe siècle, Charlemagne cède le château de Semur aux moines de Saint-Maurice-en-Valais. Les moines de Flavigny donneront l’impulsion nécessaire à l’épanouissement du bourg. Les ducs de Bourgogne en feront une des plus importantes places fortes de leur territoire. Ils renforcent les fortifications par un rempart rehaussé de dix-huit tours. Trois enceintes successives protégeaient les différentes parties de la ville. Fidèle à Charles le Téméraire, elle subit les foudres des armées du roi Louis XI. Un peu plus d’un siècle plus tard, en 1589, Semur résiste à Henri IV, qui, une fois victorieux, fera démanteler la citadelle en 1602. A cette époque, la ville possédait des écoles, un collège et six couvents. Un temps sous-préfecture, elle reste considérée comme la capitale de l’Auxois.