Santenay sera la dernière étape sur la côte des vins pour ce département. Bien évidemment, la géographie a ses raisons que les limites administratives ignorent. Au-delà des frontières, les vignes continuent avec les crus des côtes chalonnaises en Saône-et-Loire : d’autres vins, d’autres terroirs, d’autres histoires (et un autre guide à lire…). A Santenay, le vin et l’eau se partagent la vedette. Ici, les eaux thermales, considérées comme les plus lithinées d’Europe, sont connues depuis l’Antiquité. A la fin du XIXe siècle, on recensait quatre sites principaux : la fontaine Salée, la source Santana, la source Carnot et la source Lithium. C’est Sadi Carnot, président de la République, originaire de la région, qui éleva Santenay au rang de cité thermale. L’eau locale est mise en bouteille et estampillée Apollo. Les curistes logeaient à l’Hôtel des Bains. Du fait de ce statut de cité thermale, les casinos font leur apparition. Des trois qui résidaient ici, seul un, construit en 1885, est encore en activité, une activité dopée par l’introduction des machines à sous en 1991. Avec la mort de Sadi Carnot, Santenay perd son principal soutien. Durant la Première Guerre mondiale, l’hôtel est transformé en hôpital militaire. Il ne reste plus aujourd’hui que deux sources en activité. La municipalité étudie un projet de réouverture d’un établissement thermal. Il n’en reste pas moins que Santenay demeure un site superbe que le chanoine Kir qualifiait de « Nice bourguignonne ». Pour ce qui est du vin, la commune compte une dizaine de premiers crus. Et ce qui maintenant attire beaucoup de monde, c’est le casino, avec ses machines à sous depuis 1999. Amis parieurs, faites vos jeux !