A 80 km au nord-ouest de Dijon.
Bordée par le canal de Bourgogne, Montbard voit naviguer ses premiers bateaux en 1832. C’est aussi, depuis quelques temps déjà, une gare TGV qui relie la ville à Paris, Dijon, Beaune et Lille. Montbard réserve quelques belles surprises pour qui sait arpenter ses rues. La ville possède un parc splendide, des musées et des édifices où plane, omniprésente, l’ombre du naturaliste Buffon. Ses forges ainsi que l’abbaye de Fontenay voisine, incluse au patrimoine de l’Unesco, sont des atouts de choix. L’origine du nom de Montbard hésite entre deux définitions qui soulignent chacune la verticalité du lieu : le « mont des bardes », les druides gaulois ou montis barri, le mont qui barre la vallée de la Brenne. Le site est occupé dès l’Antiquité par un camp fortifié romain, et des pièces datant de l’époque d’Auguste (de 14 avant J-C à 27 après J-C) ont été retrouvées par Buffon en personne lors de ses travaux. La hauteur facilite l’implantation d’un château, fief des seigneurs et comtes de Montbard. L’habitat vient s’y greffer progressivement. En 1070, la future mère de saint Bernard, Aleth la Bienheureuse, voit le jour à Montbard. Son frère André sera l’un des neuf fondateurs de l’ordre des chevaliers des Templiers. Au XVIIIe siècle, la bourgade est située au carrefour de deux voies fréquentées : l’axe Paris – Lyon et la route qui mène de Châtillon à Macon. La présence de vignes est attestée sur toutes les pentes des alentours.