Avant de s’appeler Marsannay-la-Côte (le nom est officialisé en 1783), le bourg se nommait Marceniacum in Monte, puis Marcenay-en-Montagne. Marsannay-la-Côte relie la capitale des ducs aux vignes de la côte. La vigne est cultivée en ces lieux depuis le VIIe siècle si ce n’est même avant. Sa situation géographique et la qualité gustative de sa production en firent de façon naturelle un fournisseur du duché. Qualifiée de « porte d’or de la côte de Nuits » par Jacky Rigaux, fin connaisseur des crus de la côte, l’appellation bénéficie depuis 1987 du privilège unique des trois couleurs, rouge, blanc, rosé. Ce titre, conquis et désormais reconnu, couvre les terroirs riverains de Chenôve au nord et de Couchey au sud, qui se prévalent également de cette réputation. Le marsannay fournit des vins spécifiques et authentiques. Au nez, ils se distinguent par la fragrance originale de leurs bouquets. En bouche, ils étonnent par leur fruité et la longueur de leur maintien.
Par ailleurs, l’université de Bourgogne est propriétaire d’un domaine viticole, laboratoire de recherche de l’esprit pionnier pour les futurs grands de la profession. Voilà bien des arguments avantageux pour les gourmets curieux d’insolite. Pour la petite histoire, on raconte que Charlemagne se serait reposé à Marsannay, auprès d’un arbre. Le site aurait dès lors été vénéré et servi de cour de justice en plein air. C’est là aussi que fut organisé le tournoi de chevalerie le plus important de toute l’histoire du duché de Bourgogne. Lors de la cérémonie du pas d’armes, un passage était l’enjeu de la convoitise entre deux camps armés qui s’affrontèrent en juillet 1443.