A 60 kilomètres au sud-ouest de Dijon.
Bligny-sur-Ouche et son canton s’inscrivent à la croisée des chemins entre la vallée de l’Ouche, l’Auxois et les hautes côtes. Le paysage rencontré est certainement l’un des plus beaux de Côte-d’Or. Les collines se couvrent de bois et dominent les vertes prairies bordées par la rivière. L’Ouche prend sa source ici, en amont, à Lusigny ; elle balbutie encore et essaye de se frayer un chemin, car le faible dénivelé impose un début de parcours sinueux. C’est donc un bien joli paysage qui lui a valu le qualificatif de « Suisse bourguignonne ». Les bonnes balades sont de rigueur, à moins de préférer les ballottements du petit train à vapeur de Bligny. Ce dernier reprend le tracé établi lors du début du chemin de fer, au XIXe siècle. La commune s’enorgueillit d’avoir bénéficié de la troisième ligne de France, par ordre d’apparition ! Celle-ci reliait Epinac à Pont-d’Ouche. La commune fut aussi, un temps, spécialisée dans la culture et le traitement du chanvre. Cette activité était encore pratiquée par cinq habitants au début du siècle. Le long de l’Ouche, s’étirent douze moulins, dont le plus ancien date du XIIIe siècle. Quant aux armoiries de la commune, elles portent haut les symboles de Bligny : la muraille et les tours en guise de couronne, épis de blé et fleurs de chanvre en guise de collier (les deux grandes productions de la ville), un écusson rouge rehaussé d’un arc et d’une flèche, symboles de la confrérie locale de Saint-Sébastien, compagnie d’archers qui fut, dès le XIIIe siècle, gardienne des murailles de Bligny.