A 26 km au nord-est de Dijon.
A moins d’une demi-heure de Dijon, existe ce petit coin de paradis où la pierre et l’eau font bon ménage. L’eau, avec sa source vauclusienne, est si bouillonnante qu’elle est recensée comme la deuxième plus importante de France. Cet intarissable débit faisait déjà dire à un chroniqueur du Moyen Age « qu’on l’appelle rivière dès sa source ». C’est, bien sûr aussi, un lac sous la terre, qui donne l’impression à chaque visiteur embarqué d’être le héros d’un roman de Jules Verne. Ce sont les cours d’eau qui sillonnent le village, se faufilent à travers maisons, ponts et moulins, bercent les rues de leurs doux clapotis. Bèze signifie « fontaine aux eaux dormantes » en langue celte. La pierre, ce sont les sculptures abritées dans la grotte, façonnées et patinées par la nature et le temps. Ce sont les bâtisses, témoins du passé, que le promeneur rêveur rencontre au hasard de ses pérégrinations. Un lieu d’histoire qui fut la terre natale de celui qui donna le nom de Côte-d’Or à ce département en 1790, le député Arnoult. Le chanoine Kir fut, ici même, curé de 1910 à 1924. Bienheureux, les moines de l’abbaye qui élirent domicile en ce lieu. Bons vivants et inspirés, ceux-là qui transplantèrent, au XIIIe siècle, des ceps d’ici, aux terres de Gevrey. Le clos-de-bèze est aujourd’hui la vigne la plus ancienne de Bourgogne.