La cité doit sa renommée autant à la présence de la Saône et de ses embarcations qu’à celle en ses murs du jeune Napoléon Bonaparte, futur empereur, alors élève officier à l’école d’artillerie. Auxonne a longtemps été ville frontière, d’où la présence de fortifications (du XVIIe siècle) et de garnisons. La fonction martiale marque le dessin de la ville ainsi que sa toponymie : le quartier de l’arsenal, les bastions de France et du gouverneur, les rues du 8e-Chasseur ou la place du 10e-de-Ligne. Le petit caporal corse aura effectué, en tout, deux séjours à Auxonne : l’un de juin 1788 à septembre 1789, l’autre de février à juin 1789. Il a alors 19 ans. Son nom et l’ombre de son bicorne sont encore omniprésents à Auxonne, de la statue qui orne la place d’Armes au quartier des casernes, qui porte son nom, sans oublier les différentes plaques commémoratives. Autre gloire locale, une rivière, la Saône, dont le cours est relié à d’autres voies d’eau. Il y a le canal de Bourgogne et celui qui relie le Rhône au Rhin. Chalon n’est pas loin et permet d’accéder au canal du Centre. A l’inverse, en amont, au nord de Gray, dans le Doubs voisin, le canal de l’est vient se greffer à la Saône. En saison, des plaisanciers de plus en plus nombreux traversent la ville ou s’arrêtent le long des berges. Enfin, Auxonne est la capitale internationale de l’oignon, cultivé en masse dans les environs. Pour finir, le tableau ne serait pas complet sans l’évocation du célèbre carnaval, connu pour être l’un des événements les plus attendus de Côte-d’Or.