La première église brûlée par les habitants de Magnac vers 1080, fut reconstruite au XIIe, les tombeaux des saints Israël et Théobald y ayant été transportés dans la crypte en 1130. Elle fut fortifiée ensuite au XVe siècle. Il faut descendre 12 marches, pour aboutir à la nef dominée par une voûte en berceau brisé sur doubleaux. Le transept légèrement surélevé, est éclairé à sa croisée par une tour lanterne voûtée d'une coupole à oculus polylobé, montée sur un tambour octogonal ajouré de 8 fenêtres. Il porte sur chaque bras une absidiole. Le chœur se compose d'une travée droite, d'une seconde semi-circulaire et d'un déambulatoire à trois chapelles rayonnantes. Sous le sanctuaire, une crypte (ouverte en été), est dédiée à sainte Anne. Le portail ouest, portail Saint-Pierre, en arc légèrement brisé, formé de trois voussures découpées en 7 festons, est d'inspiration mozarabe et possède sur les portes de très belles peintures. Il est surmonté d'un clocher carré, massif, épaulé par deux lanternons. A la croisée du transept s'élève un clocher octogonal à trois étages surmonté d'une flèche élancée que domine un ange en cuivre du XIIIe siècle "grand comme nature". Dans la chapelle centrale du déambulatoire de la crypte est installé un petit musée lapidaire. Deux des chapelles du chœur contiennent les châsses reliquaires en bois doré du XVIIe siècle de saint Israël (né au Dorat) et de saint Théobald (né à la Bazeuge). Près de l'entrée, on remarquera une cuve baptismale, de forme inusitée, sculptée de lions affrontés. Le trésor est conservé dans des vitrines dans la sacristie : croix reliquaire du XIIIe siècle à double traverse, garniture d'autel en bronze doré du début du XIXe siècle, Vierge de Pitié en bois polychrome. A admirer aussi, les beaux vitraux du XIXe siècle, œuvres du maître verrier parisien, Edouard Didron. |