Située au pied du mont Gargan cette commune fut un haut lieu de la Résistance. Le colonel Georges Guingouin, premier maquisard de France, instituteur et secrétaire de mairie à Saint-Gilles, s’engagea dans la lutte pour la démocratie et la liberté, contre le nazisme, et organisa la première brigade des FTP. Il repose désormais au cimetière de Saint-Gilles les Forêts.
LE MONT GARGAN
Point culminant du canton, le Mont Gargan (731 m) situé entre Limoges et Tulle surplombe toute la région et offre un vaste panorama de forêts, de monts et de vallées à l’écart des routes, de points de vue sur l’ensemble des plateaux limousins, des Monédières aux Monts d’Ambazac, et même parfois lorsque le ciel est bien dégagé, jusqu'aux Monts d’Auvergne qui se profilent à l’horizon.
A son sommet, une table d’orientation nous guide dans la lecture de ce paysage dominé par les ruines de la chapelle «Notre Dame de Bon Secours ». On accède à ce sommet par une allée de hêtres plus que centenaires (plantés aux environs des années 1860), ces arbres sont très particuliers, leurs troncs courts et leurs branches basses et très tortueuses leur donnent des allures fantasmagoriques qui se prêtent aux légendes et croyances.
Le Mont Gargan est célèbre pour les combats qui s’y déroulèrent lors de la deuxième guerre mondiale, de nombreux monuments aux morts témoignent de cet épisode. Le 9 juillet 1944, les soldats du Reich encerclent « la petite montagne Limousine », avec 500 véhicules militaires. Le 14 juillet, le Colonel Georges Guinguoin réceptionne, en provenance des alliés et des résistants basés à Londres, un important parachutage d’armes, de munitions et de matériaux destiné à la Résistance. Les Résistants du groupe du Colonel Guingoin doivent impérativement ralentir la progression de l’armée allemande. Le 17 juillet, les allemands attaquent et parviennent au sommet. Les Résistants sont pris sous le feu des fusils mitrailleurs, certains se réfugient dans la chapelle, l’affrontement tourne au corps à corps. Les combats continuent jusqu’au 23 juillet, date du repli général de l’armée allemande. Les FTPF déplorent 38 tués, l’armée allemande 352 tués et blessés.
Ce site est devenu propriété de Conseil Général de la Haute-Vienne en 1982 et est classé depuis 1983.