Situé sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, Saugues a connu au cours des siècles une activité prospère. Sous l’Ancien Régime, la ville dépendait de l’évêché de Mende. La tour des Anglais, qui domine Saugues, est le seul vestige d’un ensemble de fortifications qui protégeaient les habitants des pillards. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, cette ville était placée sous la dépendance des Etats du Languedoc. En 1788, un gigantesque incendie ravagea plus d’une centaine de maisons dans le centre du bourg. Avec la Révolution, Saugues changea une fois encore de région administrative pour appartenir à la Haute-Loire, tout en restant attaché à l’évêché de Saint-Flour. Aujourd’hui, Saugues appartient au diocèse du Puy-en-Velay. Pendant la dernière guerre, la région de Saugues fut le siège d’un important réseau de la Résistance. Les attaques allemandes venant du Cantal, du Velay et du Puy-de-Dôme se succédaient dans les monts de la Margeride. Saugues fut épargnée du désastre grâce au courage de son maire, le docteur Gerbier. En effet, il se porta garant de ses concitoyens en se constituant otage des Allemands. A ne pas manquer quand on veut connaître Saugues : la procession des pénitents le jeudi saint (suspendue sous l’occupation allemande), La Fête de la Madeleine le troisième week-end de juillet, ainsi qu’un pèlerinage de saint Bénilde, le dimanche avant le 15 août, événements qui rythment l’été saugain.