Les donjons de la citadelle féodale se dressent sur une presqu’île de la Maronne, au fond d’une vallée si abrupte qu’on se demande comment les arbres qui en tapissent les flancs tiennent debout. Impressionnant repaire longtemps imprenable qui hante ces lieux puissants. Au pied de la forteresse du XIe siècle, la grande porte donnait accès au lieu de Merle. Les châteaux n’étaient abordables qu’en un seul point, par des escaliers taillés dans le roc. Près du pont-levis s’élevait la maison de Veilhan, une famille qui avait son château non loin. La plus ancienne seigneurie du rocher fut avant l’an 1000, la maison de Merle, très puissante en Limousin. Ceux qui vivaient sur la presqu’île n’avaient pas bonne réputation. On les soupçonnait d’attaquer et de rançonner les caravanes de marchands vénitiens. Les premiers châteaux furent construits sur le rocher de Merle et le rocher de Cafolenc. En contrebas, la chapelle Saint-Léger et ses dépendances furent données au XIIIe siècle à l’abbaye de Meymac, par Aymar de Merle. Au XIVe siècle, elles furent cédées à une commanderie de l’ordre de Malte. Un autre château, celui d’Amoldi de Merle et de Veyrac, fut construit au XIIIe siècle. Les seigneurs de Merle jouèrent un rôle très important. Vers 1270, chaque chef de lignée avait ses propres armoiries, Guy de Merle "écu droit à une bande accostée de deux merlettes, l’une en chef, l’autre en pointe", Hugues de Merle "écu droit à trois merlettes", et Pierre de Merle "écu droit à deux merlettes affrontées posées sur un arbre". |