Aux portes de la Haute-Corrèze, cette très belle ancienne cité d’origine celte fut, en 1059, la capitale de la famille des seigneurs de Ventadour, à la devise Inania pello (je rejette les choses vaines). Depuis leur fastueuse forteresse, dont les imposants vestiges se dressent à quelques kilomètres, les Ventadour vont faire la fortune d'Egletons, assurer sa prospérité et être à l'origine d'une riche tradition d'art et de culture, celle de la fina amor, la poésie des troubadours. Bernard de Ventadour, l'un des plus célèbres d'entre eux, a su chanter cette civilisation courtoise raffinée à travers toute l'Europe. Egletons conserve aujourd'hui encore des restes de cette place forte au riche passé ; ses remparts aux cinq portes portent les armes de Ventadour, son église Saint-Antoine dont les vitraux modernes sont conçus par Lesage et Blanchet, et son clocher à mâchicoulis du XIIe siècle ainsi que son ancienne chapelle des Pénitents utilisée aujourd’hui pour des expositions de peinture. Fleuron de la culture au Moyen Age, Egletons a su perpétuer cette tradition en devenant un véritable centre universitaire dynamique et performant. Dans cet incontestable pôle national du génie civil, les enseignements secondaires, professionnels et universitaires drainent une population jeune qui imprime à la cité un dynamisme évident. Cette capitale estudiantine doit beaucoup de son développement au travail de l’un de ses maires, Charles Spinasse (ministre de l’Economie dans le gouvernement du Front populaire).
Les marchés y sont toujours très pittoresques, avec, l’été, des animations avec des groupes folkloriques et des promenades à poney pour les enfants.