Les fouilles effectuées au siècle dernier démontrent la présence de la sous-préfecture à l’époque gallo-romaine. Une église carolingienne y avait été construite, mais elle fut recouverte au XIe siècle par l’église Saint-Pierre. L’origine de cette église est liée à une légende : la princesse Théodéchile, fille de Clovis, passant dans la forêt qui recouvrait alors Mauriac, aurait vécu une apparition de la Vierge. De ce fait, elle décida de faire édifier une église et un monastère. Le seigneur de l’époque avait perdu une bataille contre Clovis, il fut cloîtré à Sens et ses terres données aux moines. C’est ainsi que l’église et le monastère devinrent la propriété des moines de Sens. Une certaine tension régnait entre ces derniers et l’évêque de Clermont commanda la construction de la basilique romane Notre-Dame-des-Miracles (XIe et XIIe), juste à côté du monastère. Cela entraîna de nombreuses bagarres. Au fil des années, la ville prospéra grâce, entre autres, à sa situation géographique qui permettait d’atteindre Clermont en contournant, par le sud, le massif volcanique. L’ouverture d’un collège jésuite en 1563 contribua au développement intellectuel de la ville qui s’enrichit de superbes maisons bourgeoises. Devenue capitale administrative aux XVIIe et XVIIIe siècles, Mauriac continue de s’étendre, mais s’amorce un certain déclin à partir de la fin du XIXe siècle. Elle a connu une certaine renaissance ces trente dernières années, grâce à la construction d’un lycée professionnel, d’un village de vacances, d’un grand marché aux bestiaux, avantagée qu’elle est par la nouvelle liaison routière entre Clermont et Aurillac. Il faut voir les nombreuses bâtisses des XVIIe et XVIIIe siècles dans le «vieux Mauriac», le palais de justice, la sous-préfecture (ancien hôtel d’Orcet), la basilique Notre-Dame des Miracles, le lycée Marmontel, ancien collège jésuite reconstruit au XVIIIe siècle (qui accueille des expositions d’art en juillet et août), l’hôtel de ville, construit avec les pierres de l’ancienne église à partir de 1924, le monastère et les vestiges de l’église Saint-Pierre, la chapelle du Puy-Saint-Mary qui domine la ville.