Situé dans la chapelle dite de l’évêque, à gauche en regardant le chœur, ce pur chef-d’œuvre suscite toujours autant de passion et d’émerveillement. C’est une peinture sur bois, terminée en 1498, d’inspiration flamande, bien que les visages rappellent l’école florentine. Il est le fruit merveilleux d’une commande du duc Pierre II et de son épouse Anne de France, représentés agenouillés, de part et d’autre du triptyque. Le duc de Bourbon est en compagnie de saint Pierre, Anne de Beaujeu semble protégée par sainte Anne. Au centre, la Vierge en gloire, les yeux baissés, tient dans ses bras l’enfant Jésus à qui est présenté le noble couple. Elle se détache sur un fond de soleil, de ciel aux couleurs de l’arc-en-ciel et de douze anges qui lui confèrent une saisissante perspective. Le triptyque fermé, ses volets montrent une somptueuse Annonciation en grisaille. La salle renferme également un Christ reliquaire en ivoire du XVIIe siècle, et deux autres triptyques – d’Aubéry et de Bethléem, ce dernier attribué à Joos van Cleve, peintre flamand du XVIe siècle. |