C’est la dernière étape sur le chemin de Saint-Jacques et le centre vital de la basse Navarre. Des millénaires d’histoire ont façonné la capitale Saint-Jean-Pied-de-Port, lui donnant une force pour se maintenir et rester authentique. Et c’est en grande partie, la présence de ce chemin qui aura permis la christianisation de la région, l’architecture et l’art religieux se confondant à loisir. Art roman à Saint-Jean-Pied-de-Port avec le portail de l’ancienne église Sainte-Eulalie, (aujourd’hui maison de retraite) ainsi qu’à l’église de Saint-Jean-le-Vieux, art gothique à l’église Notre-Dame-de-Saint-Jean-Pied-de-Port. Parfois au Pays basque, les édifices religieux vont souvent de pair, un bel exemple pour les curieuses chapelles jumelles de Bascarran et d’Alciette, aux structures romanes et colorées du XVIIe presque identiques. Gardiennes d’un patrimoine historique unique et d’une culture ancrée solidement dans l’âme de son peuple, elle essaime autour d’elle, du vert sombre des forêts au rouge brique des vignobles : de Saint-Martin-d’Arossa à Iraty, de Saint-Jean-le-Vieux à Arnéguy. Plusieurs Nives dessinent le paysage de cette région : la Nive d’Aldudes, la Nive d’Arnéguy (qui descend de Roncevaux), la Nive de Beherobie (source), pour les principales. Saint-Jean-Pied-de-Port, une ville de 1 800 habitants, un chef-lieu de canton de plus de 6 300 âmes. Suivie par la voisine Saint-Jean-le-Vieux : 913. L’exploitation ici, est pastorale (élevage), forestière (hêtres), cynégétique (chasse) et, enfin, touristique.