Ce bâtiment a bien servi de prison municipale à la fin du XVIIIe siècle et aux soldats de la garnison de la citadelle au XIXe (noms gravés dans le bois des portes). Dans les années du S.T.O., après 1940, les nazis y enfermaient les fuyards. Aujourd’hui, on visite avec curiosité les cellules disciplinaires et l’impressionnante salle voûtée souterraine, en ogive (14 m de long sur 9 m de large). D’émouvantes traces des conditions de détention : dalles inclinées en guise de couche, lourdes chaînes pour le cou des détenus, anneaux de fer. Tous les murs ne peuvent parler. La ville fut pillée, saccagée et incendiée en 1567. |