L’immense cavité souterraine, ornée d’œuvres d’art pariétales dessinées ou gravées, riche de milliers de silex taillés, d’os percés, gravés (il demeure encore des mystères sur leur usage) révèle successivement pendant les cinquante années que durent les fouilles, la vie quotidienne de nos ancêtres, les modes de vie de l’homme de Neandertal jusqu’à celui de la période magdalénienne (80 000 à 10 000 ans avant Jésus-Christ). Le monde scientifique se penche avec un vif intérêt sur cette grotte extrêmement rare en Europe : cette colline renferme la mémoire de l’homme, notre mémoire, notre histoire, celle de l’homme moderne. On comprend que la colline abrite un lieu de rencontres : son emplacement géographique stratégique et la capacité d’accueil de la grotte d’Isturitz laissent penser qu’elle aurait été pour ces hommes un point de convergence de populations. Lieu de culte, d’échanges ? Place de l’homme du paléolithique dans les Pyrénées occidentales ? Bien des mystères persistent… Depuis une dizaine d’années, un programme de fouilles mené par une équipe internationale donne l’espoir de nouvelles conquêtes. La colline de Gaztelu devrait dévoiler d’autres surprises et chaque année, les fouilles apportent leur lot de renseignements sur Cro-Magnon et son art de vivre. Le laboratoire vivant n’a pas dit son dernier mot € |