Le castelnau de Mont-de-Marsan fut fondé vers 1135-1140 par Pierre de Lobaner, vicomte de Marsan. La région du Marsan fut rattachée par mariages à la maison de Foix-Béarn. Gaston Fébus (1346-1391) proclama sa neutralité dans le conflit franco-anglais de la guerre de Cent Ans (1337-1453). Grâce à cela, Mont-de-Marsan ne fut jamais saccagée au Moyen Age et la ville conserve quelques maisons médiévales, notamment rue Maubec.
Au XIIIe siècle, Mont-de-Marsan devint une plaque tournante du commerce aquitain avec les blés de Gascogne, les seigles et produits résineux des Petites Landes, les vins de Tursan et les armagnacs. Remplies de ces marchandises, les gabares voguaient vers Bayonne où elles les échangeaient contre du sel, de la morue, des sardines, des laines d’Espagne, des draps et des fromages de Hollande.
Ce trafic prit de l’importance au XVIe siècle, un véritable port naquit, entouré de sa propre enceinte fortifiée. Le négoce contribua à la prospérité de la ville et en modifia la physionomie. Des maisons bourgeoises furent construites autour de la place Joseph-Pancaut et le long de la rue Dulamon. Dans cette rue, signalons l’hôtel particulier Papin.
Dans la première moitié du XIXe siècle, Mont-de-Marsan affirma sa vocation administrative et tertiaire : siège de la préfecture, du palais de justice, de la gendarmerie et de la prison. L’architecte Panay dessina plusieurs de ces édifices officiels dans le style néoclassique de l’époque (la préfecture, la gendarmerie ou la Rotonde). L’arrivée du chemin de fer concurrença durement la batellerie et le port mit fin à son activité en 1903. Dans la seconde moitié du siècle, la ville resta à l’écart de la révolution industrielle, mais profita de ”l’arbre d’or” (le pin). En 1912, la base aérienne de Mont-de-Marsan vit le jour. Cette base constitue toujours un maillon capital de la défense aérienne nationale.