Allô Allô ? C’est la traduction du japonais “Moshi Moshi” et c’est certainement la litanie que ne cessent d’entendre Ludovic Chassagne et Emmanuel Meuret, les deux associés fondateurs du lieu, tant les Bordelais sont pressés d’y réserver. C’est le dernier endroit dont on cause et où l’on vient s’agenouiller, dans la salle épurée aux tables communes et à la décoration uniquement faite de halos lumineux. Nous n’avons pas testé l’établissement car bien que les prix ne soient pas affichés à l’entrée, nous savons, pour avoir rencontré les maîtres des lieux, que l’addition dépasse le budget d’un test Petit Futé. En effet, Moshi Moshi ne sert que le soir, non pas des yakitoris, ces brochettes un peu passe partout et adaptées au goût occidental, mais des préparations plus raffinées : sashimis (thon, bar, dorade, bar, saumon) marinés dans des sauces épicées ou au citron, makis dont le Moshi Moshi maki (foie gras frais poêlé, maki de thon, et caviar), tataki de bœuf (rôti de bœuf), et selon la saison des préparations à base de coquille Saint-Jacques. Les chefs Junichi Yamano et David Khong cuisinent de façon apparente grâce à l’immense comptoir qui occupe la première partie de l’établissement. Il est suivi par un bar spécialiste du saké, débitant la bière japonaise (Kirin) à la pression et les cocktails à base d’alcool de prune. Et enfin, la fameuse salle de restaurant, aux 50 couverts seulement. Est-il utile de préciser qu’il est nécessaire de réserver ? |