Du pain maison tout frais, de la vaisselle lourde et que l’on devine artisanale, une serviette en tissu, la bouteille d’huile d’olive sur la table et une cave pour préserver le pecorino : à peine installé, on flaire la bonne table. Et l’en cas du berger (bon appétit ce berger) tout juste expliqué par le charmant serveur, on est conforté. On se régale des raviolis de pommes de terre servis chauds, fondants et accompagné de brins de thym dans leur mini casserole, des salades, des charcuteries de Sardaigne et du fameux pecorino, ce fromage au lait de brebis, à la texture fine et au goût subtil, parfois parsemé de grains de poivre. Mais pour parfaire son abécédaire de la gastronomie Sarde, il est vivement conseillé de réviser la formule (anti pasti, plat de pâtes et dessert), et de potasser celle du soir à 28 € ou les différentes suggestions du chef. Un alphabet que l’on ne se lasse pas d’ânonner : C comme cochon de lait, J comme jambon de sanglier, S comme sebada, une raviole sucrée garnie de fromage frais de brebis aux zestes d’agrume servie chaude avec du miel amer d’arbouse ou de cardon. Tous ces produits sont proposés à la vente pour notre plaisir gustatif dans l’épicerie fine aménagée à l’étage. “Pappa Buffa” (Mange et bois !), comme disent les Sardes pour mettre à l’aise les convives. |