Arrivé là un peu stressé, on en ressort bienheureux et détendu. Il faut préciser qu’entretemps, M. Bisirici - restaurateur avec son frère - aura pris le temps d’expliquer posément et avec moultes précisions la recette de sa baklava, cette pâtisserie aux fines couches feuilletées, fourrées aux pistaches et nappées de sirop de sucre après cuisson. Celle-ci est sans nul doute l’une des meilleures de Bordeaux, qui ne baigne ni dans son gras ni ne colle aux doigts. On la déguste avec un thé à la pomme - 100 % naturel - en essayant de se remémorer les autres recettes ici débusquées. Celle du borek, également un feuilleté mais au fromage et à la tomate accompagné de sa salade fraîche et finement aromatisée. L’idéal est de revenir en groupe, un soir dans la salle du bas, et entre deux chansons composées et interprétées par M. Bisirici, le cuisiner sur l’aubergine farcie, la feuille de vigne, la confiture de rose ou le « nombril de femme ». Quant au tour de main... c’est une autre histoire. Le plus simple est encore de faire appel au service traiteur de cet établissement, voire de retrouver les frères Bisirici sur les marchés des communes voisines : mercredi à Bègles, samedi matin à Saint-Médard-en-Jalles et à Mérignac, dimanche à Pessac et à Eysines Migron. Deux nobles artisans de la restauration. |