L’abbaye de Saint-Ferme a été fondée par des moines noirs aux VIIe et VIIIe siècles et ce n’est qu’en 1080 qu’elle est investie par les bénédictins qui y bâtirent une église abbatiale (XIIe) et des bâtiments conventuels (à partir du XIIIe siècle). Au fil des guerres, le monastère sera fortifié et l’abbaye connaîtra un important rayonnement dans toute la région, notamment auprès des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle qui y font halte. Les bâtiments claustraux gothiques, aujourd’hui occupés par la mairie et le presbytère, sont en partie ouverts à la visite. Quant à l’église abbatiale du XIIe siècle, elle est en parfait état grâce à plusieurs restaurations (XIIIe, XVIIe et XVIIIe siècles). Les chapiteaux historiés sont tout à fait remarquables et on pourra admirer un trésor de 1300 monnaies romaines trouvé non loin de l’abbaye en 1986. Pellegrue, de pela (de pilare : piller) et grua (les grues) est une bastide du XIIIe siècle juchée sur un éperon rocheux de 112 m d’altitude. Sa situation frontalière avec le Lot-et-Garonne et la Dordogne en fait un site remarquable entre châteaux, églises et paysages variés. Fondée en 1274 par Henri III, roi d’Angleterre, cette bastide (qui conserva son droit de justice jusqu’à la Révolution) a été conçue selon un plan à damiers. Au centre de la place se trouve une halle métallique du XIXe siècle, qui était à l’origine en bois. On remarquera aussi la mairie avec son beffroi muni d’une cloche qui daterait du XIIe siècle. Pellegrue a la particularité de posséder cinq églises : Saint-André, située près du centre-bourg, en forme de croix latine avec une coupole d’inspiration byzantine date du XIIIe siècle. Les quatre autres, l’église de Genas, route de Duras, qui date des XIe et XIIe siècles, Saint-Laurent, La Reyre et Vignoles, sont en partie détruites. |