Depuis dix-neuf ans que Le Galluchat est installé dans le quartier avec le même patron à sa tête, si rare dans ce métier. Ses habitants et ses inconditionnels se sont attachés au rapide manège des serveuses rue du Parlement-Saint-Pierre. Séparées par la rue piétonne, les 2 salles du Galluchat incitent en effet à l’exercice, du moins à celui des hôtes puisque les gourmands se contentent eux d’observer le va-et-vient bien rodé et de guetter l’arrivée des plats aux noms appétissants : fondant d’aubergines farcies au lard fumé, chèvre et tomates confites, filet de loup flambé à l’armagnac sauce foie gras, tajine de poulet ou pintade aux épices douces, et pour finir un camembert entier au lait cru affiné et flambé au cognac et sa salade à l’huile de noix - qui peut aussi faire un repas du soir ! Belle carte de vins et également de 16 vins servis au verre - rouge, rosé, blanc - à partir de 3 € permettant de s’essayer à l’alliance vin-mets si chère aux Bordelais. Pour vous aider à patienter, l’apéritif maison s’appelle le mazarine - 5 € - et pour le repas, de bons cognac ou armagnac. La cuisine est inventive et roborative, le service charmant, les desserts maison, et l’addition raisonnable, y compris le soir. Si la vaisselle vous a plu, vous pouvez également l’acheter sur place ainsi que les confitures maison et les vins proposés au tarif cave. Pour la petite histoire, le galluchat est la peau de la raie ou du squale, préparée et teinte pour la reliure, la maroquinerie et la gainerie. |