Depuis 2 ans, cette adresse a muté en bon bistrot bordelais où l'on boit du bon vin au verre, voire du champagne si c’est votre tasse de thé. Au rez-de-chaussée, le bar où trônent deux machines magiques, qui permettent de conserver dans des conditions optimales les bouteilles entamées. L’air n’altère en rien les bouteilles déjà ouvertes grâce à un système sophistiqué utilisant de l’azote (à se faire expliquer au comptoir en sirotant un verre). En bas, quelques tables avec la carte des mets et vins, mais l’essentiel de la restauration est à l’étage, dans un décor marron orange et blanc charmant, et à la lumière des fenêtres en demi-lune. Le jour de notre déjeuner, l’ardoise affichait comme suggestion du jour une quiche en entrée, un saumon à l’estragon, et un caillé de brebis. La météo estivale nous a incités à plus de fraîcheur (une assiette de crudités) et de Méditerranée (une assiette de charcuterie corse). Le tout simple mais délicieux, les crudités faites à la minute et la charcuterie savoureuse et affinée comme il faut. A noter l’excellente qualité du pain. A l’ardoise, on note d’autres suggestions gourmandes, qui incitent ‘’casser la croûte’’ entre potes : foie gras au torchon maison, thon façon chef, duo de canard grillé, huîtres du Cap-Ferret, et poissons dûment arrosés : coquilles Saint-Jacques au Noilly-Prat, tartare de saumon. Et le soufflé au Lillet finit de régaler les amateurs. La cuisine orchestrée par le jeune chef Sébastien, le service et l’accueil de Christophe Faveau sont charmants. L’un des bons bars à vin de la capitale girondine, qui propose des vins de Bordeaux, d’autres terroirs, et des crus étrangers. Une fois par mois le jeudi, une soirée à thèmes est organisée sur les mets et vins. Ici, le patron n'est jamais avare de remettre un verre. 20/20 ! |