Avant il y avait le Cabane café à cet endroit. C’est aujourd’hui le Cajou ! Il rime avec chouchou. A deux pas du cinéma Utopia... hauts miroirs, abat-jour rouges, parquet, banquettes, bar et rangées de verres, journal au comptoir, suggestions à l’ardoise : le vocabulaire ordinaire de la brasserie est présent, reste à le conjuguer. Et c’est là que la mayonnaise prend... par la magie du service avenant, des assiettes impeccables, des suggestions malignes, des produits de qualité et du subtil équilibre entre classiques et innovations. Le terroir côtoie le végétarien, les frites maison le potimarron. On goûte avec joie le confit de canard aux griottes, la poêlée de Saint- Jacques et sa julienne de courgettes, les gambas à la provençale, le magret bien doré et ses frites maison, les pommes de terre rates au safran, ou encore les profiteroles de cannelés. On s’y arrête pour une salade niçoise que l’on croit banale, et on en sort plusieurs heures de détente plus tard, repu, et ravi de la qualité de l’assaisonnement, du choix de thés, cafés, vins, alcools, etc. Les étudiants et les intermittents de la terrasse y “wifisent” à gogo grâce à la borne Internet sans fil, les fêtards du samedi soir y brunchent copieusement le dimanche (13,50 euros), les minots y zyeutent les cartoons pendant que les grands poussent le café. L’amplitude horaire, la disponibilité, le goût de bien faire sans surfaire sont remarquables. Hautement fréquentable, y compris pour une bavette à l’échalote dès 10h du mat ! |