Parce qu’elle a accueilli en 1117 ce que l’on a longtemps cru être le saint Suaire (linceul ayant enveloppé la dépouille du Christ), l’abbaye se transforma pour être digne de cet honneur. Même si les guerres de Religion et la Révolution ont laissé quelques balafres, le cloître gothique flamboyant a gardé sa superbe. C’est un espace de quiétude où l’on peut suivre des personnages mi-ange mi-démon à fleur de pierre, et s’évader par la magie d’une porte Renaissance. L’intérieur de l’église fait immédiatement tomber sur le visiteur le voile de l’esprit, celui de l’architecture, de la beauté, de la méditation… enfin, celui que l’on veut y voir. |