Saint-Dié se trouve sur les premières pentes du massif vosgien. La montagne offre des formes douces et arrondies, riche du vert des nombreuses forêts de sapins et du bleu des lacs. L’histoire de la ville existe depuis très longtemps. En témoignent ces peuplades néolithiques qui, il y a 4 000 ans, habitaient déjà le massif de la Bure dominant la ville. Puis ce fut au tour des Celtes de s’installer sur place. Ils développèrent le travail et le commerce du fer. C’est surtout autour des fondations créées en 669 par Saint-Déodat, évêque de Nevers, qu’a grandi la ville de Saint-Dié. A la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle se développe un mouvement littéraire, artistique et scientifique remarquable. C’est à ce foyer d’humaniste que le duc de Lorraine confie les écrits de voyage du navigateur florentin Amerigo Vespucci. Ces récits passionnent les scientifiques qui décident de dessiner une carte sur laquelle le « Nouveau Monde » apparaît comme un continent bien à part de l’Asie. Puis ils décident de baptiser ce nouveau continent America en hommage à son découvreur. La partie la plus marquante de ce texte intitulé Cosmographiae Introductio est contenue dans le chapitre IX de cet ouvrage. L’auteur y écrit :Une quatrième partie (du monde) a été découverte par Amerigo Vespicci […]. Et comme l'Europe et l'Asie ont reçu des noms de femmes, je ne vois aucune raison pour ne pas appeler cette autre partie Amerige, c'est-à-dire terre d'Amerigo, ou America, d'après l'homme sagace qui l'a découverte… C’est l’acte de baptême du Nouveau Continent. Saint-Dié devient alors la marraine du Nouveau Monde America. Normal donc que la ville – qui ne s’était alors pas trompée côté cartographie et désignation de ce nouveau continent – soit à l’origine d’un festival de géographie. Un rendez-vous lancé en 1990, qui réunit chaque année en octobre d’éminents scientifiques et géographes sur des thèmes divers.