L’occasion de voir de près le grand tétras ou l’outarde barbue. Histoire locale, avec un crochet par la vie des ouvriers du bois, dans la pure tradition du schlittage, complété par une salle sur la vie à la ferme. La reconstitution d’une ancienne épicerie est très réussie. Le fondateur de l’école publique, Jules Ferry, étant originaire de Saint-Dié, son évocation était incontournable. Et c’est un vrai bonheur que de se replonger dans l’ambiance d’une école des années cinquante. Une belle collection d’uniformes vient rappeler combien Saint-Dié a vécu de grandes batailles. Les faïences de la région ne sont pas non plus oubliées, témoignages d’un riche passé, comme ce service de verres signés Gallé, et commandé par la reine de Roumanie. Quant aux Beaux-Arts, ils sont aussi mis à l’honneur. L’art contemporain n’est pas en reste puisque Claire Goll, la femme du poète et romancier expressionniste Yvan Goll, né à Saint-Dié en 1891, a dédié au musée les œuvres qui leur avaient été données par leurs amis. Elles portent des signatures célèbres : Delaunay, Chagall, Dali, Tanguy, Miro… Enfin plus surprenant, les plans et maquettes du projet de reconstruction de la ville élaborés par le célèbre architecte Le Corbusier. On y découvre aussi les plans et photos de l’usine Claude et Duval (avenue de Robache), seul site industriel conçu et réalisé par l’architecte. |