Vous rêvez d’évasion dans un chalet où le temps serait suspendu loin du stress et de vos vies tumultueuses. Le Collet est posé, là, sur la montagne comme une cerise sur un gâteau. A l’intérieur, on est tout de suite séduit par l’omniprésence du bois qui habille les murs, les plafonds de ses poutres apparentes, mais aussi les meubles et les placards à l’ancienne. Tout ici accroche notre regard depuis l’entrée dans les petits salons accueillants, les vieux ustensiles de cuisine, les boîtes de bouillon de volaille, les pots à lait, une vieille machine à café surmontée d’un abat-jour. Une belle invitation à s’attabler pour goûter la cuisine d’Olivier Lapôtre qui fait l’apologie des saveurs du terroir. A la carte, on se pâme devant le filet de truite en ravioles de pommes de terre, même si on a hésité avec la crème renversée aux foies de volailles et käseknödel (quenelles de fromage blanc). On se régale ensuite, d’une croustille de pied de cochon, coquillettes et tapenade de champignons. On éprouve un ravissement devant tant de subtilité tout au long du repas. Le service est en accord parfait avec ce qui précède. Les gens pressés doivent absolument déguster le bibeleskaes, spécialité servie dans une énorme assiette à compartiments. Et si on est bloqué, ici, à cause de la neige, on peut savourer le confort chaleureux des chambres en bois. |